La problématique de la réindustrialisation au cœur de la politique gouvernementale et de l’actualité ardéchoise
02/04/2011 (commentaires : 0)
Lors de la clôture des Etats généraux de l'industrie, en mars 2010, le Président de la République avait annoncé sa volonté de « reprendre à zéro la réflexion sur la situation de l'industrie dans notre pays ».
Il déplorait alors, la perte en France depuis l'an 2000, d'un demi-million d'emplois dans l'industrie (soit - 13 % des effectifs de l’industrie) ; il soulignait aussi que de l'industrie française ne provenaient que 16 % de la valeur ajoutée du pays quand les industries italiennes en produisaient 23 % et l'Allemagne 30 %. D'où ce constat : « Nous sommes le grand pays européen le plus désindustrialisé ».
Quatre objectifs avaient alors été mis en exergue, avec en premier lieu la nécessité d'augmenter l'activité industrielle de plus de 25 % d'ici à fin 2015 ; suivait la volonté de pérenniser l'emploi industriel sur le long terme ; avec pour corollaire de retrouver une balance commerciale industrielle positive d'ici à 2015 ; enfin le chef de l'Etat fixait comme impératif de plus de 2 % de parts de marché dans la production industrielle européenne.
Dans cette optique, les commissaires à la réindustrialisation ont été mobilisés sur deux chantiers d'importance, aux côtés des préfets : la mise en œuvre du Fonds national de revitalisation des territoires (FNRT : 150 millions d'euros) et le pilotage et la coordination des conventions de redynamisation sur le territoire.
En Ardèche, la société MP Hygiène a bénéficié d’une aide à la réindustrialisation (seules 3 entreprises en France l’ont pour l’instant obtenue) d’un montant de 4,2 millions d’euros, ce qui lui permettra d’implanter une nouvelle ligne de production de bobines mères de papier, qui nécessite un investissement total de 19,2 millions d’euros. Grâce à ce projet, des productions manufacturées jusque-là en Italie seront rapatriées en Ardèche, à Annonay. 48 créations d’emplois sur trois ans sont attendues grâce à cet investissement industriel.
Depuis 2009, près de cinquante entreprises ont déjà rapatrié leur centre de production ou de recherche et de développement en France. Le Gouvernement a souhaité encourager d’autres entreprises à s’engager dans cette voie comme par exemple l’équipementier Rossignol qui a annoncé rapatrier de Chine en Haute-Savoie une partie de sa production.



